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| ...INFOS PRATIQUES ..............Devenir Enseignant.......................................DEC 29 | ||||||||||||||||||||||||||||
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Vous devez être titulaire d'une licence ou d'un titre admis en équivalence. Ensuite, retirez, dans la DEC de votre département, une demande de préaccord : après examen de votre dossier et entretien avec deux chefs d'établissements, ce préaccord vous sera délivré. Enfin, vous devrez passer le concours appelé CAFEP (Certificat d'Aptitude aux Fonctions d'Enseignant dans l'Enseignement Privé). Pour cela, deux possibilités :
Après obtention du CAFEP, vous devenez stagiaire de l'Enseignement Catholique :
Les procédures et démarches
Pour en savoir plus : lien
vers le SAPFI |
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C'est une formation qui se déroule sur 2 années. Au terme de la première année a lieu le concours externe de recrutement des professeurs des écoles, concours donnant accès à la deuxième année de formation, sous réserve d'obtenir également un agrément de la Commission Enseignement Catholique. Au terme de la seconde année, la formation
est sanctionnée par le Diplôme Professionnel de Professeur
des Ecoles de l'Enseignement Privé.
Comment préparer le concours ?
A noter aussi que, pour être admis en seconde année au CFP, il faut réunir deux conditions :
Quel est mon statut au cours de ces années
?
Possibilité de financer la première année de formation par un congé individuel de formation ou financement dans le cadre du PARE pour les demandes d'emploi (exemple : anciens suppléants) Quelles démarches effectuer pour
entrer en première année de CFP ? Pour augmenter mes chances, puis-je demander un dossier d'inscription au CFP et au concours de Professeur d'Ecole, dans plusieurs diocèses ?
voir aussi http://www.cfp29.org/admission.php lien vers le CFP
(Texte du Père Sezny ROUDAUT à l'intention des futurs enseignants) Cette dénomination est plus juste
que le raccourci habituellement utilisé : Enseignement Catholique. Deux aspects : Ouverture à tous et Caractère propre
L'Enseignement Catholique comme service public
d'éducation associé par contrat à l'Education Nationale,
est par le fait même ouvert à tous. Ce n'est pas une école
de catholiques pour des catholiques. La Liberté comme entreprise de libération de tout asservissement n'est pas la licence de tout faire mais l'aisance de bien faire, pour reprendre une formule célèbre. Devenir par éducation des hommes libres et responsables, la liberté étant autant un devoir qu'un droit. L'Egalité : donner un maximum de chances à chacun, atténuer les inégalités natives, familiales, sociales. Elle est à concevoir comme un nivellement vers le haut et non par le bas. Permettre à chacun de développer au maximum ses talents et ses compétences. Volonté d'intégration et de promotion sans exclusion. Le défi à relever : trouver les moyens les plus appropriés. La Fraternité comme apprentissage d'un art de vivre, d'un bien vivre ensemble. Ecole citoyenne, dit-on facilement comme slogan actuel. Tous frères d'une même humanité dans le respect et la reconnaissance des différences. Apprendre les exigences d'une vie fraternelle en faisant reculer la loi de la jungle, la loi de la rue, la loi du milieu, la loi du plus fort, en développant les lois d'alliance fraternelle. En entrant chez nous, vous êtes invités à collaborer à cette tâche d'humanisation et de civilisation.
Après ce premier aspect, il y a un deuxième qu'on pourrait alors appeler plus spécifiquement catho. L'Enseignement Catholique développe une certaine conception de l'homme et du vivre ensemble. L'Enseignement Catholique a ainsi son caractère propre. Au nom de sa conviction de l'universalité
du salut : tout homme et tout l'homme, disions-nous. Pas d'exclus pour
le fête, disait l'ACE, il y a quelques années. Pas d'exclus
de l'éducation et de l'éveil au spirituel, à la transcendance,
à la foi, dirions-nous. Toutes les dimensions de l'existence ont
droit de cité dans nos écoles par opposition à une
conception trop étroite de la laïcité où les
questions de croyances ne seraient abordables qu'en dehors ou à
côté du cadre scolaire. Chemin d'humanité pour tous Prenons une comparaison : l'Enseignement Catholique, chaque établissement quelle que soit sa taille, serait une cathédrale. Dans une cathédrale il y a différents espaces résidentiels : le chur pour les gens d'église comme on dit, la nef pour les chrétiens pratiquants, le porche pour l'entre-deux, le parvis tout autour où il y a aussi des gens associés à la vie de la cathédrale, concernés en tout cas par elle. La communauté éducative d'un établissement c'est tout cela à la fois. Et chaque catégorie est solidaire et respectueuse des divers positionnements. On ne demande pas à tous les nouveaux arrivants d'entrer activement dans le chur ou dans la nef. Mais chacun respecte l'autre et l'identité de " l'entreprise ". En entrant dans l'Enseignement Catholique, vous aurez à trouver votre place étant entendu que le positionnement peut évoluer dans un sens ou dans un autre. Mais tous s'accordent sur l'identité propre de l'édifice à l'intérieur duquel ils travaillent. Voilà pour le premier chapitre : Etablissement Catholique d'Enseignement : ouverture à tous et caractère propre.
Après la présentation de l'identité
globale, une deuxième série de réflexions concernant
plus concrètement quelques aspects du projet éducatif de
l'Enseignement Catholique. Un certain type de regard porté sur les jeunes Quand un jeune frappe à notre porte
il est en droit d'être regardé d'une certaine façon
: un regard sur la personne dans sa globalité et un regard de confiance.
Le jeune n'est pas seulement et d'abord un élève surdoué
ou nul, roublard, tricheur, paresseux, travailleur, timide, effronté,
bien élevé
il n'est pas seulement un enfant violé
ou surprotégé par une mère seule, atteint de mucoviscidose
ou champion de karaté. Il n'est pas seulement ce qu'il a été
jusqu'ici. Importance, au début de chaque année d'un regard
neuf et non enfermant, un regard qui donne chance de progression, un regard
qui mette en situation de réussite éventuellement après
une expérience d'échec. " Bonjour, ici tu es le bienvenu
; ici, si tu veux, tu peux réussir et être heureux de grandir
; si on est là pour t'aider à y arriver ". Que nos établissements, grâce à vous, sachent accueillir et saluer tous les jeunes quels qu'ils soient. Je pense surtout aux adolescents en quête de reconnaissance et de validation. Un père de famille écrivait récemment avec justesse : " Tout jeune doit penser qu'il a des fonctions créatrices personnelles et qu'il peut apporter son originalité ". C'est vrai qu'il y a chez tout jeune des talents, des capacités, des richesses, des potentialités qui ne demandent qu'à s'épanouir. Mais pour que cela devienne réalité, il faut ajouter une seconde réflexion à celle de ce père : pour qu'un jeune puisse croire en lui et en ses capacités créatrices, il faut d'abord que l'adulte - parent, enseignant, éducateur - croit en lui et en ses capacités. Il faut que l'adulte fasse confiance au jeune, croit en lui, l'estime. Regarder, saluer un jeune dans la classe ou sur la cour de récréation c'est lui dire : " ici si tu veux, tu peux devenir un homme et on est là pour t'accompagner ". Un certain type de relation enseignant-enseigné Ce regard éducatif suppose un certain
type de rapports contractuels entre adultes et jeunes. La dissymétrie
enseignant-enseigné, à maintenir pour éviter la confusion,
n'empêche pas une réciprocité de reconnaissance, une
visée d'autonomie et de responsabilité. L'adolescent est
un interlocuteur valable. Vaut mieux adultiser qu'infantiliser. Un exemple
historique : le changement de désignation des Lasalliens est révélateur
à cet égard quand ils ont passé de " maîtres
" à " frères ", frère aîné
au service de la croissance du jeune. La solution aux problèmes, en éducation comme ailleurs, n'est pas seulement technique et solitaire. Elle est relationnelle ! Une attention particulière aux " petits " Dans l'accueil de tous, nous devons porter
une attention particulière aux plus faibles, aux plus démunis,
aux jeunes en difficultés. L'accueil prioritaire du petit n'est
pas matière à option pour qui se veut catholique. Il ne
s'agit pas de simple philanthropie, il en va de l'art chrétien
de vivre : " ce que vous aurez fait au plus petit des miens, c'est
à moi que vous l'aurez fait " nous dit Jésus. C'est
là que se manifeste le sérieux de notre caractère
propre. Aider les jeunes personnalités
à se structurer Sezny ROUDAUT |
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